Revue de presse
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OF 24 mai 2018
29/05/2018

Ouest France 24 mai 2018

Kalistâ ESAT de la Flèche a réalisé les trophées pour le Club d'échec

Chaque trophée remis la semaine prochaine, lors du tournoi d’échecs, sera unique. Ils ont été créés par les volontaires de l’Esat (Établissement et service d’aide par le travail).

Leurs réalisations ont ravi les participants du challenge de la robotique, la semaine dernière. Une fois encore, les petites mains de l’Esat (Établissement et service d’aide par le travail) ont mis leur savoir-faire à destination des plus jeunes. « Il y a un vrai partenariat entre l’Esat, l’école Pasteur et le club d’échecs du Fou du roi, qui existe depuis plusieurs années », précise Thierry Leroyer, instituteur à Pasteur et président du club d’échecs.

L’histoire a commencé lorsque le service éducatif de l’Esat a confectionné des séchoirs, pour les herbiers des CE1 de la classe de Thierry Leroyer. « Ils font cela depuis six à sept ans. »Les adultes ont ensuite fabriqué de petites boîtes pour ranger les pions du jeu d’échecs.

36 trophées faits main

En parallèle, Thierry Leroyer développe une technique pédagogique pour apprendre à jouer aux échecs. « Cela s’adresse aux enfants de 5 à 75 ans, sourit-il. Il y a dix ans, je suis venu au foyer Jean-Bratières auprès des adultes. » Au sein de l’école Pasteur, « mon objectif n’est pas de faire des joueurs d’échecs mais d’utiliser le jeu pour apporter concentration, pédagogie en maths, etc. », précise le président du Fou du roi.

En 2013, les chemins des trois structures se croisent à nouveau. « J’ai organisé le championnat de France scolaire de jeu d’échecs, cette année-là. Il y avait 250 jeunes, venus de la France entière. » Pour l’occasion, il se tourne donc vers l’Esat. « Je leur ai demandé de créer des décorations ainsi que 250  trophées. » Un pari largement relevé par les employés à mi-temps de l’Esat. Chaque enfant est ensuite reparti avec un trophée. « Les élèves avaient été très émus de savoir que les adultes avaient fait ces trophées uniques pour eux. » Un lien social et pédagogique évident pour cet instituteur.

La section annexe s’est donc, une fois de plus, retroussé les manches pour le Fou du roi. « Ils ont créé 36 trophées, plus grands que les précédents », sourit fièrement Karine Guillier, responsable de la section. Ainsi que quatre panneaux de décoration pour les stands.

« Le but, ce n’est pas de faire du rendement mais de prendre du plaisir à faire les choses. » Les ateliers ont débuté en janvier. « Six ou sept personnes ont découpé les trophées, les ont poncés, peints. Il y a du travail. »

Ce travail, réalisé sur la base du volontariat, a ravi les adultes, fiers de montrer les panneaux, qui ont été imaginés tous ensemble. Ils pourront d’ailleurs se rendre à la Monnerie lors du concours, pour voir la finalité de leur travail exposé et participer aux ateliers avec les enfants.